La pêche de loisir est-elle un droit ?

La mer reste un espace de liberté. Et pourtant, très encadré, le navigateur doit de plus en plus respecter des règles contraignantes liées souvent au nombre croissant d’usagers. La pêche de loisir en mer, qui n’avait pratiquement pas de contraintes il y a quelques années, se voit soumise à de plus en plus de limitations et d’interdictions qui se rajoutent aux règles de navigation pour ceux qui pratiquent la plaisance.

Curieusement, cette activité populaire inscrite dans l’histoire de notre pays était un peu tombée en désuétude avec le progrès et l’accès à des activités modernes : véhicules, voyages, équipements sportifs.

La voile se développait au fil des progrès. Puis, à l’aube du 21ème siècle, on a vu les choses s’inverser et la jeunesse se réapproprier cette activité traditionnelle, vite suivie par les retraités qui cherchaient une activité à nouveau à la mode ainsi que par les adultes pendant leur période de loisir.

La pêche de loisir en eau douce et en mer est devenue de loin la première activité de loisir de plein air en France. Son impact économique est considérablement supérieur à la pêche pro et l’on parle de millions de pratiquants. 

Mais, petit à petit, ce loisir vécu comme une nécessité vitale ou comme une passion pour de nombreux pratiquants voit son espace se restreindre au fil des années attaqué par les professionnels dont certains pillent sans vergogne les fonds marins pendant les périodes de reproduction avec la bénédiction du gouvernement. Ces organisations pro cherchent un coupable comme on accuse un chien de la rage quand on veut le tuer. Alors que l’on voit autorisé avec la bénédiction de autorités des chalutiers géants capables de capturer en une journée sans doute plus que la totalité des pêcheurs de loisir en un an en France (300 à 400 tonnes/j).

Par médiocrité et manque de caractère le gouvernement cède en permanence aux pressions des écolos ou des pêcheurs pros parce qu’ils sont simplement plus organisés et représentés

La pêche de loisir est un droit usuel depuis des siècles. Ce droit doit être maintenu coûte que coûte. Elle permet aux jeunes de trouver un espace de liberté et d’activité saine pour leur santé. Elle est formatrice à la connaissance de la biologie et des impacts divers. Elle permet aux retraités de garder un activité saine autant pour leur santé fragilisée que pour leur moral. Elle est intergénérationnelle ce qui est rare. Le grand-père ou le père emmènent leurs petit-enfants ou enfants ! Pour les vacanciers elle est une occupation passionnante. Elle représente un fort apport au tourisme.

On peut aussi se poser la question des attaques par des groupes associatifs ou politiques écologistes et urbains à dominante féminines qui s’attaquent en permanence aux activités à dominantes masculines. Y aurait-il une vengeance des féministes envers le hommes ? Si des combats sont nécessaires, d’autres semblent être portés par d’étonnants objectifs ! 

Enfin, avec les pêcheurs professionnels on en est au point, si on comparait avec l’agriculture, d’imaginer les agriculteurs s’en prendre aux potagers des particuliers parce qu’ils exploitent une partie de la terre alors que c’est leur gagne-pain. C’est ce que reprochent les pros aux pêcheurs de loisir en permanence alors qu’ils ne produisent rien : ils prélèvent souvent au moyen d’aides et financement et de détaxes. 

Nous n’en voulons pas aux pros, mais que ceux-ci ne s’en prennent pas à nos activités de loisir méritées souvent par une vie de labeur. Nous voudrions surtout qu’ils respectent les zones et périodes de reproduction sans que ce soit la protection des dauphins qui servent de législation leur interdisant leur pratique.

Donc l’Etat doit préserver la pêche de loisir. Il peut faire passer un permis gratuit par internet ce qui permettra de mesurer l’importance de cette activité comme cela a été fait pour les drones.

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